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» 03 Avril 2007
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03 Avril 2007
50 idées pour sauver la planète
La Presse a fait appelle à de nombreuses personnes, autant spécialistes que néophytes, à qui on a posé une question: comment sauver la planète? Il en est ressorti des centaines d'idées, applicables à l'échelle locale ou internationale. Nous avons regroupé ici les 50 idées les plus audacieuses ou les plus originales. N'hésitez pas à aller faire un tour dans les archives pour explorer l'ensemble des solutions proposées. À vous de commenter ces solutions et d'en proposer d'autres!
03 Avril 2007
1) Instauration d’un «Service Nature» pour les jeunes, faisant partie intégrante du programme du ministère de l’Éducation du Québec
Une nation qui mise sur sa relève ne peut que bénéficier de son investissement pour demain. Le Service Nature pourrait prendre la forme de stage encadré en nature, vers la fin du secondaire.
Jean Lemire, biologiste et cinéaste. Chef de mission du Sedna IV, M. Lemire a une 15 d’années d’expérience en recherche avec les mammifères marins. Il a parcouru tant l’Arctique que l’Antarctique. Comme cinéaste, il a réalisé ou produit près d’une cinquantaine d’heures pour le cinéma ou la télévision. Images
03 Avril 2007
2) Augmentation de 1 % de la TVQ sur tous les produits qui ne respectent pas les principes de développement durable
Ses argents supplémentaires pourraient être versés dans un Fonds d’aide spécial pour la promotion et le développement de la production respectant les principes du Développement durable. (les produits locaux deviennent ainsi plus compétitifs et sont, par le fait même, plus faciles à identifier par les consommateurs.
Jean Lemire, biologiste et cinéaste. Chef de mission du Sedna IV, M. Lemire a une 15 d’années d’expérience en recherche avec les mammifères marins. Il a parcouru tant l’Arctique que l’Antarctique. Comme cinéaste, il a réalisé ou produit près d’une cinquantaine d’heures pour le cinéma ou la télévision.
03 Avril 2007
3) Adopter une taxe sur les émissions carboniques
Bien que l’idée circule depuis un bon moment, le gouvernement fédéral a toujours refusé d’imposer aux entreprises une taxe sur les émissions polluantes. Il doit le faire rapidement afin de lutter rapidement et efficacement contre les changements climatiques.
David Suzuki, cofondateur, Fondation Suzuki. Généticien de formation, M. Suzuki s’est fait connaître par son militantisme et ses talents de vulgarisateur scientifique. Il anime l’émission The Nature of Things sur la chaîne CBC depuis 1979. Images
03 Avril 2007
4) Réformer le système fiscal en fonction du niveau de pollution.
Dans le secteur des transports, l’application de la fiscalité verte favoriserait les véhicules à faibles consommations d’essences, que ce soit par des frais d’immatriculation ou encore par le biais d’incitatif à l’achat. À l’opposé, un tel système pénaliserait les gros cylindrés et les véhicules très énergivores. Notons que depuis 20 ans, le poids moyens des véhicules à augmenté de 22 %, la puissance des moteurs de 55% et la consommation de carburant de 5%!
Steven Guilbeault, directeur, Greenpeace Québec. Militant de longue date, M. Guilbeault a fait des études en théologie. Il est aujourd’hui l’écologiste le plus en vue au Québec. Images
03 Avril 2007
5) Lutter contre les îlots de chaleur dans la ville en plantant des arbres.
Des centaines d’immeubles que gère le secteur culturel, tout comme les édifices et terrains occupées par les institutions d’enseignement par exemple, pourraient rapidement devenir des points d’ancrage pour déployer une stratégie qui vise à quadriller la ville d’îlots de fraîcheur. Il faut créer des programmes de financement orientés vers une adaptation écologique complète ou partielle des immeubles, notamment grâce au verdissement des toitures, des murs et des espaces adjacents.
Simon Brault, président, Culture Montréal. Directeur général de l’École nationale de théâtre, M. Brault est aussi vice-président du Conseil des arts du Canada. Images
03 Avril 2007
6) Utiliser le marc de café pour fabriquer des bûches écologiques
Alimenter un foyer avec une bûche de café pollue moins et, en plus, cela permet de répandre une bonne odeur dans la maison.
Jean-Guy Vaillancourt, professeur de sociologique, Université de Montréal. Ancien directeur du département de sociologie, M. Vaillancourt est notamment spécialisé en sociologie de l’environnement et en écosociologie. Ses travaux ont surtout porté sur le mouvement vert, sur l’énergie, sur les changements climatiques et sur le développement durable.
03 Avril 2007
7) Réduire l’utilisation des feux de cheminées et des poêles à bois
Réduire autant que possible l’utilisation des feux de cheminées et des poêles à bois pour diminuer les particules fines dans l’air et l’émission de gaz à effet de serre.
Thomas Mulcair, ancien ministre québécois de l’Environnement. Ancien député libéral de la circonscription de Chomedey, M. Mulcair est avocat. Il a été ministre dans le cabinet de Jean Charest, de 2003 à 2006. Images
03 Avril 2007
8) Ouvrir les frontières pour exporter plus facilement l’énergie
Il faut que les politiques énergétiques cessent d’être nationales pour devenir régionales.
André Caillé, président, Conseil mondial de l’énergie. Ancien président d’Hydro-Québec de 1996 à 2004, M. Caillé est aujourd’hui le président du conseil de cette société d’État. Il a aussi été président de Gaz métropolitain, de 1987 à 1996.
03 Avril 2007
9) Condamnez les démarreurs à distance
Il faut éviter de laisser un véhicule inutilement en marche, réduire votre vitesse, consommer moins, plus près, moins transformé, moins emballé, utilisez le chauffage aux bois uniquement dans des équipements à haute efficacité.
Philippe Bourke, directeur général, Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec. Le RNCREQ est le porte-parole des orientations communes des 16 conseils régionaux de l’environnement. Il assume un rôle de concertation, d’animation et d’information.
03 Avril 2007
10) «Internaliser» le coût des conséquences environnementales
Il faut que les choix personnels aient des conséquences proportionnelles. Par exemple, il faut payer plus cher une voiture qui consomme davantage d’essence. Il faut instaurer des péages pour ceux qui choisissent d’utiliser la voiture au lieu du transport en commun.
Jean-François Girard, président du conseil, Centre québécois du droit en environnement. Biologiste et avocat spécialisé en droit de l’environnement et en droit municipal, M. Girard travaille pour le cabinet Dufresne Hébert Comeau
03 Avril 2007
11) Que les employeurs incitent leurs employés à covoiturer
Incitez ses employés qui utilisent des véhicules de fonction, notamment les représentants des ventes, à recourir aux voitures fonctionnant au diesel ou ayant une consommation d’essence inférieure à neuf litres aux 100 kilomètres.
Alain Lemaire, président et chef de la direction, Cascades. Frère de Bernard et Laurent Lemaire, M. Lemaire dit avoir été sensibilisé à l’importance du recyclage et de la récupération dès son plus jeune âge par son engagement dans l’entreprise familiale
03 Avril 2007
12) Capter le biogaz issu de la décomposition des déchets dans les sites d’enfouissement
Cette initiative permet non seulement de combattre la pollution de l’air et des nappes souterraines engendrée par ces déchets, mais également de recycler une énergie autrement perdue et dont l’utilisation contribue de façon majeure à la diminution des gaz à effet de serre.
Alain Lemaire, président et chef de la direction, Cascades. Frère de Bernard et Laurent Lemaire, M. Lemaire dit avoir été sensibilisé à l’importance du recyclage et de la récupération dès son plus jeune âge par son engagement dans l’entreprise familiale. Images
03 Avril 2007
13) Investir dans les transports collectifs du XXIe siècle
Une vingtaine d’années suffiraient pour changer la face de nos transports urbains autant qu’interurbains : en ville, amélioration radicale du service bus, remise à niveau du métro et augmentation de sa capacité, développement des trains de banlieue, implantation de réseaux nouveau tramway, instauration d’un service de partage de véhicules à la grandeur du Québec, mise en service du train à grande vitesse Québec-Montréal et développement d’un réseau de trains classiques reliant toutes les régions du Québec.
Richard Bergeron, chef, Projet Montréal.
03 Avril 2007
14) Moratoire sur le développement routier.
Les transports routiers concentrent le tiers de la production humaine de GES au Québec, ainsi que 8 des 10 millions de tonnes de dépassement de l’objectif Kyoto, à ce jour. Chez nous plus que partout ailleurs dans le monde, c’est dorénavant sur eux qu’il faut concentrer nos efforts de lutte aux changements climatiques. D’où l’importance de décréter un moratoire sur toute augmentation de la capacité globale du réseau routier.
Richard Bergeron, chef, Projet Montréal. Conseiller municipal du district De Lorimier, M. Bergeron a été plusieurs essais contre le culte de l’automobile dont le plus récent s’intitule Les Québécois au volant c’est mortel.
03 Avril 2007
15) Implanter le droit de vote écologique
Cela obligerait les élus de chaque palier gouvernemental, sans clivages politiques, à introduire dans leur programme l’adhésion à un pacte écologique reconnu, et à s’engager à l’appliquer partout. Il serait priorisé budgétairement et piloté par un responsable politique, apte à mobiliser et doté de larges pouvoirs.
Florence Junca-Adenot, professeure en études urbaines, UQAM. Ancienne présidente de l’Agence métropolitaine de Montréal, Mme Junca-Adenot est responsable du Forum URBA 2015.
03 Avril 2007
16) Favoriser les villages urbains au Québec
Inspiré du smart growth américain ou du renouveau urbain européen, le village urbain conduirait les décideurs et les citoyens à densifier et localiser les habitations, les commerces, les bureaux, les parcs et services à proximité des transports collectifs. Ce choix préserve les sols pour l’agriculture, diminue le nombre et la longueur des déplacements automobiles producteurs de GES, stimule les transports collectifs, la marche, le vélo, économise l’usage des routes, ressources et infrastructures urbaines.
Florence Junca-Adenot, professeure en études urbaines, UQAM. Ancienne présidente de l’Agence métropolitaine de Montréal, Mme Junca-Adenot est responsable du Forum URBA 2015.
03 Avril 2007
17) Compenser les émissions produites lors de la tenue d’événements
Il s’agit de calculer les ressources utilisées pour la tenue d’un événement et de les compenser en replantant des arbres. À la suite de la Conférence sur les changements climatiques de Montréal, 115 hectares de forêt ont ainsi été reboisés. Il faudrait toutefois compenser en double.
Claude Villeneuve, directeur, Chaire de recherche et d’intervention en éco-conseil.
03 Avril 2007
18) Obliger les vendeurs de voitures à indiquer la quantité de GES émise dans toutes leurs pubs
Il faut permettre aux consommateurs de voir clairement ce que consomme un véhicule pendant une année complète pour une moyenne de 20 000 km. Il faut donc mettre bien en évidence le nombre de tonne de CO2 produit.
Claude Villeneuve, directeur, Chaire de recherche et d’intervention en éco-conseil. Professeur au département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi, M. Villeneuve est l’auteur de plusieurs livres dont Vivre les changements climatiques.
03 Avril 2007
19) Cesser de culpabiliser le citoyen et de sacraliser Kyoto
Le discours ambiant s’attache trop souvent à sauver des âmes plus qu’à modifier des comportements. On sait pourtant que les deux ne vont pas toujours de pair et que le salut collectif ne passe pas nécessairement par le salut individuel. Il faut donc cesser de culpabiliser le citoyen et de sacraliser les cibles du protocole de Kyoto et agir plutôt sur le prix du carbone et le système de production énergétique.
Philippe Le Prestre, directeur, Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société de l’Université Laval. M. Le Prestre enseigne notamment l’écopolitique internationale. Avant de se joindre à l’UQÀM, il était Assistant Professor au Wells College et a été professeur invité au Utica College (État de New York). Il s’exprime ici en son nom personnel.
03 Avril 2007
20) Donner une tangente verte à l’aide humanitaire
Le Québec et le Canada sont des pays industrialisés pour qui la mise sur pied de sources d’énergie verte, l’éolien, le solaire ou encore l’hydroélectricité est possible. Toutefois, les pays en voie de développement qui présentent la plus forte croissance démographique et demande en énergie peuvent-ils se permettre ces méthodes plus onéreuses? On peut en douter, quand on sait qu’il se construit dans le monde une centrale thermique au charbon à chaque jour. Il faut donc permettre à l’aide humanitaire de prendre un virage vert, sans abandonner ses autres fronts, afin de soutenir des projets énergétiques durables dans les pays en besoin.
Les Cowboys Fringants, groupe musical. Les Cowboys Fringants s’impliquent pour la cause environnementale depuis quelques années. Ils ont récemment mis sur pied une fondation qui travaille à la protection de milieux menacés ou à haute valeur écologique.
03 Avril 2007
21) Remplacer les politiques du déficit zéro par celles de la croissance zéro
C’est en visant toujours plus de croissance économique qui ne profite qu’à une minorité que l’on est en train de faire sauter la planète. Le problème mondial n’en est pas un de création de la richesse, mais bien de sa répartition équitable. La moitié de la richesse mondiale appartient à 2% de la population et la moitié la plus pauvre de la planète se partage 1% de cette même richesse.
Léo-Paul Lauzon, professeur, Département de sciences comptables de l’Université du Québec à Montréal. Militant bien connu pour ses positions favorables à une meilleure distribution de la richesse, M. Lauzon est titulaire de la chaire d’études socio-économiques de l’UQAM.
03 Avril 2007
22) Bannir les moteurs deux temps.
Rappelons que ces moteurs rejettent dans l’air, l’eau et sur le sol, 30 à 50 % de l’essence non utilisé. Il faut donc bannir en Amérique du Nord, d’ici le 1er janvier 2009, la vente de tous les véhicules et appareils fonctionnant avec ces moteurs très polluants.
Jean-Guy Dépôt, président, Conseil régional de l’Environnement de l’Estrie. M. Dépôt, qui s’exprime ici à titre individuel, est un environnementaliste depuis plus de 40 ans. Il est aussi vice-président du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec et membre du comité consultatif public mixte de la Commission de coopération environnementale de l’Amérique du Nord.
03 Avril 2007
23) Tarifer l’assurance-automobile sur la base du kilométrage
Une tarification des assurances sur la base du kilomètre permettrait de transformer ce coût fixe en un coût variable. Sur la base d’estimations très sommaires, cette mesure permettrait de réduire la circulation automobile (et les émissions de GES) de 5 à 10%. Mettre en place un tel système ne devrait pas coûter cher. Enfin, il est normal que les grands utilisateurs de la route paient une prime plus élevée puisqu’ils s’exposent davantage à un risque d’accident.
Philippe Barla, Jean-Thomas Bernard et Patrick González, professeurs, Université Laval. Les auteurs sont professeurs au département d’économique de l’Université Laval et membres du Groupe de recherche en économie de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles (GREEN). Philippe Barla est directeur du GREEN et du Centre de données et d’analyse sur les transports. Jean-Thomas Bernard est titulaire de Chaire en économique de l’énergie électrique.
03 Avril 2007
24) Augmenter de façon significative les taxes sur les VUS
Les véhicules utilitaires sport sont très polluants. Étant donné que plus de 37 % des émissions de gaz à effet de serre du Québec proviennent du transport, il faut diminuer l’utilisation souvent inutile de ces gros véhicules.
Dr Réjean Thomas, président, Clinique médicale l’Actuel. Le Dr Thomas est président fondateur de la Clinique médicale l’Actuel qui est devenu un centre d’excellence pour le traitement des maladies VIH/ITS/Hépatites. Il est aussi fondateur de Médecins du monde Canada. Au fil des années, il a accumulé de nombreux prix et reconnaissances. Images
03 Avril 2007
25) Punir les mauvais comportements et récompenser les bons comportements
À la base notamment de l’écofiscalité, cette approche se démarque de l’approche volontaire par une utilisation judicieuse de la carotte, mais aussi du bâton.
Alain Bourque, directeur, Impacts et Adaptation, Ouranos. Ouranos est un consortium sur les changements climatiques regroupant des organisations publiques et des universités. M. Bourque possède une formation de climatologue.
03 Avril 2007
26) Planter soi-même un arbre par année
À un arbre par habitant, imaginez l’effet de 70 millions d’arbres au Québec d’ici dix ans, de 150 millions en 20 ans, de 1 milliard d’arbres en 100 ans. Pour ceux qui sont sceptiques, voir ou revoir le film L’homme qui plantait des arbres.
Dominic Champagne, metteur en scène. Auteur, metteur en scène et directeur artistique, Dominic Champagne a écrit et mis en scène une dizaine de création au Québec. Il est entre autres un des concepteurs du spectacle LOVE en hommage aux Beatles à Las Vegas. La Presse l’a récemment nommé sa personnalité de l’année 2006. Images
03 Avril 2007
27) Que chaque citoyen s’engage à ne pas utiliser sa voiture pour les déplacements de moins d’un kilomètre.
Au Québec, le transport est responsable à lui seul de plus du tiers des émissions de gaz à effet de serre. Chaque citoyen peut donc avoir un impact important lorsque vient le temps de réduire les émissions du Québec.
Sœur Esther Champagne, Congrégation des Sœurs du Bon-Conseil de Montréal. Sœur Champagne est connue pour avoir été une des plus farouches opposantes au projet de construction d’une centrale au gaz dans la région du Suroît. Elle s’exprimait au nom des congrégations religieuses détenant des obligations d’Hydro-Québec, promoteur du projet. Elle est co-présidente du Regroupement pour la Responsabilité sociale et l’Équité.
03 Avril 2007
28) Faire de l’OMC un organisme de développement durable
L’Organisation mondiale du commerce pourrait avoir comme règle le respect de normes internationales sur l’environnement, notamment sur les émissions de GES. Le non respect de ces normes ferait en sorte que le pays en question serait sujet à des pénalités ou à d’autres mesures disciplinaires.
Michael Cloghesy, président, Conseil patronal de l’environnement du Québec. Michael Cloghesy a une formation en chimie, biologie et administration des affaires. Il a travaillé dans l’industrie chimique et pharmaceutique pendant une quinzaine d’années et s’est impliqué au niveau d’associations patronales depuis plus de 20 ans.
03 Avril 2007
29) Prohiber les moteurs à deux temps et les moteurs diesel
L’activité de transport génère actuellement des gaz à effet de serre et de la pollution de l’air. Il est donc important de favoriser l’utilisation de camions et poids lourds plus respectueux de l’environnement.
Michelle Rivest, directrice, Association pour l’air pur (ALAP). L’ALAP est un regroupement de membres provenant de toutes les régions du Québec. Ils œuvrent bénévolement dans le but d’améliorer la qualité de l’air au Québec.
03 Avril 2007
30) Implanter un service de véhicules en libre service
Le véhicule en libre service, ou véhicule en temps partagé, permet une utilisation optimale d’une auto en ville et s’insère bien dans l’offre de transport collectif. La ville de La Rochelle a démarré en 1999 le projet LISELEC. Cinquante automobiles électriques ont été mises à disposition des 800 abonnées. À la fin du mois, l’abonné reçoit sa facture qui varie en fonction du kilométrage effectué et du temps d’utilisation. Le projet a été un succès et en 2006, la multinationale Véolia International a acquis ce projet avec l’intention de la développer dans les grandes villes européennes.
Pierre Lavallée, directeur général, Centre d’expérimentation des véhicules électriques du Québec. La mission du CEVEQ est de promouvoir le développement du transport avancé, particulièrement des véhicules électriques, dans la perspective de bénéfices environnementaux, économiques et énergétiques.
03 Avril 2007
31) Doubler le prix de l’énergie pour les entreprises et les citoyens énergivores
En Europe, où l’énergie est beaucoup plus dispendieuse qu’au Québec, on consomme moitié moins d’énergie qu’ici. L’équation est simple, plus quelque chose est cher, plus on y fera attention. Présentement les très bas prix de l’énergie sont une grande menace au climat et favorise ceux qui en font une utilisation immodérée (jacuzzis, chauffage du béton extérieur, très grande maison, etc.).
Sidney Ribaux, coordonnateur général, Équiterre.
03 Avril 2007
32) Instaurer un péage autour de l’île de Montréal
C’est une vieille idée qui mériterait d’être remise sur la table par un Maire qui aura le courage d’expliquer les avantages énormes sur la qualité de vie, la réduction de la pollution, la réduction de la congestion routière et comme source de financement de l’entretien des routes et du fonctionnement du transport en commun. L’expérience à Londres est concluante: réduction de 30 % de la circulation. Que dire de plus.
Sidney Ribaux, coordonnateur général, Équiterre. Ancien président du Conseil régional de l’environnement de Montréal de 1996 à 2003, M. Ribaux a aussi été responsable du dossier de l’énergie pour Option consommateurs entre 1992 et 1998.
03 Avril 2007
33 Adoption d’une éthique de l’environnement par les gestionnaires de fonds publics
On s’assurerait ainsi d’infléchir certains choix et certaines pratiques, aujourd’hui valorisés sur la seule base du rendement économique à court terme (et souvent à courte vue). En d’autres termes, il faudrait que les comportements inacceptables soient pénalisés autrement que d’un seul point de vue moral.
Gérard Beaudet, directeur, Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal. Diplômé en architecture et en urbanisme de l’Université de Montréal, M. Beaudet a été l’auteur d’une centaine de rapports d’étude et d’expertise. Il a aussi été président de la fondation Héritage Montréal.
03 Avril 2007
34) Une passe plutôt qu’une case…
Une initiative s’adressant aux employeurs pourrait être qu’avant d’offrir de défrayer une case de stationnement à un employé, l’employeur devrait d’abord suggérer de défrayer l’abonnement aux services de transport en commun. En plus de contribuer à augmenter la part de marché de l’utilisation du transport en commun, une telle initiative permettrait de modifier les habitudes de transport de nombreux travailleurs et de réduire, ultimement, le nombre d’automobiles dans les grandes villes.
Isabelle Hudon, présidente et chef de la direction, Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
03 Avril 2007
35) Enseigner l’environnement au primaire
D’abord, parce que cette cohorte d’élèves constitue la génération de consommateurs et de décideurs de demain, et qu’il importe qu’elle soit particulièrement sensible aux enjeux environnementaux, les cours d’environnement devraient être systématiquement inscrits au programme d’enseignement du primaire.
Isabelle Hudon, présidente et chef de la direction, Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Mme Hudon était parmi les 40 Canadiens les plus performants de moins de 40 ans en 2005 (Canada’s Top 40 Under 40 ). Elle a aussi été reconnue en 2006 parmi les 100 femmes les plus influentes du Canada par Canada’s Most Powerful Women : Top 100. Images
03 Avril 2007
36) Généraliser l’approche de cycle de vie
L’approche est d’une logique si implacable qu’on se demande comment il est possible qu’elle ne soit pas plus généralisée! Il s’agit, lors de la conception d’un produit ou d’un service, de prendre en compte les relations environnementales, économiques et sociales qui lui sont propres pendant tout son cycle de vie, «du berceau au tombeau». Elle nous aide à concevoir des produits ayant une empreinte écologique plus faible tout en évitant de tomber dans le piège des solutions miracles, qui, bien souvent, cachent d’autres problèmes environnementaux.
Evelyne Dufault, coordinatrice, Centre de développement de la recherche internationale en environnement de l’Université de Montréal (CEDRIE).
03 Avril 2007
37) Compenser les émissions des avions
Les émissions de GES produites par le transport aérien ne sont pas comptabilisées dans les bilans nationaux d’émissions de GES (ce n’est pas requis par le Protocole de Kyoto). Pourtant, l’aviation serait responsable de 3,5% des émissions mondiales. Selon certains scénarios, ce secteur pourrait atteindre au minimum 15% des émissions mondiales. Il serait assez simple d’établir un programme de compensation de crédits de carbone pour les vols internationaux à l’aide d’une taxe explicite sur les billets d’avion.
Evelyne Dufault, coordinatrice, Centre de développement de la recherche internationale en environnement de l’Université de Montréal (CEDRIE). Mme Dufault vient de terminer son doctorat en science politique à l’UQÀM. Elle a été chercheure en science politique à l’Observatoire d’écopolitique internationale.
03 Avril 2007
38) Donner un avantage fiscal aux entreprises qui offrent une allocation de transport actif.
Plutôt que de s’en tenir à aider les employés qui ont une auto, les entreprises donneraient un coup de pouce financier à ceux qui se déplacent à pied, à vélo et en transport en commun. Cette allocation ne serait pas imposable.
Suzanne Lareau, PDG, Groupe vélo (Vélo Québec, Tour de l’Île et les Éditions Tricycle) Diplômée du baccalauréat en enseignement de l’activité physique à l’UQAM, Mme Lareau siège notamment au conseil d’administration du Palais des Congrès depuis 1998.
03 Avril 2007
39) Penser global plutôt que local
Pas facile quand on est d’abord porté à penser à ses propres besoins dans une société adonnée à la consommation. Nous sommes dans la première phase de la réforme, la réalisation qu’il y a un problème et qu’il faut s’y adresser. La prochaine phase est encore plus cruciale, celle où l’on passe des bonnes intentions aux actes concrets. Le temps est donc venu d’être francs avec nos concitoyens : les règles, les lois, les punitions et les taxes s’en viennent, accompagnées bien sur de mesures incitatives.
Marc Garneau, astronaute. Premier Canadien dans l’espace, M. Garneau a aussi été président de l’Agence spatiale canadienne et candidat libéral, aux élections fédérales de 2006, dans la circonscription de Vaudreuil-Soulanges. Images
03 Avril 2007
40) Prendre le virage de l’économie d’énergie
Nous sommes parmi les plus grands consommateurs d’énergie au monde et une telle situation n’est guère compatible avec une stratégie de réduction des émissions de GES. Il faut donc changer cette situation, inverser nos réflexes énergétiques et amener les individus à valoriser l’économie d’énergie.
Alain Webster, professeur, Université de Sherbrooke. M. Webster enseigne en économie de l’environnement et en changements climatiques. Son principal champ d’intérêt est l’utilisation d’instruments économiques dans la gestion environnementale.
03 Avril 2007
41) Mise en place d’une bourse du carbone
La mise en place d’un système de permis d’émission échangeable, et d’une bourse de carbone qui l’accompagne, est une action qui va de soi. Avec 50% des émissions de GES, les grands émetteurs industriels constituent une partie essentielle de la solution. L’utilisation de permis échangeables permet d’imposer un plafonnement des émissions de gaz à effet de serre.
Alain Webster, professeur, Université de Sherbrooke. M. Webster enseigne en économie de l’environnement et en changements climatiques. Son principal champ d’intérêt est l’utilisation d’instruments économiques dans la gestion environnementale. 03 Avril 2007
42) Récupération de l’eau de pluie dans des barils
Pour éviter le gaspillage, on peut ajouter des barils sous les gouttières à la maison et au chalet. L’eau ainsi récupérée peut servir dans le jardin, pour laver la voiture ou pour bien d’autres tâches ménagères.
Sylvie Fréchette, gestionnaire du Programme des athlètes au Comité olympique canadien et athlète olympique. Images
03 Avril 2007
43) Faire adopter une loi nationale pour protéger les ressources d'eau canadiennes et prévenir l'exportation massive de l'eau canadienne aux États-Unis
Cette loi doit inclure des mesures conservatrices solides; un standard de qualité de l'eau à consommer; des politiques agricoles soutenables; et une interdiction de l'exportation massive de l'eau du Canada.
Maude Barlow, chef national du Conseil des Canadiens. Auteur de Dormir avec l'éléphant: l'avenir du Canada à l'intérieur de la forteresse de l'Amérique du Nord.
03 Avril 2007
44) Développer davantage le nucléaire.
S’il n’y a pas au Québec de gain manifeste à prendre le virage nucléaire, il en va autrement ailleurs, notamment en Ontario et aux États-Unis, là où le charbon est très utilisé. Cette source d’énergie, contrairement au nucléaire, est très polluante.
Bernard Lamarre, Groupe Bellechasse Santé Inc.
03 Avril 2007
45) Privilégier l’architecture verte
Il faut s’inspirer de projets comme le Dockside Green à Victoria en Colombie-Britannique. Celui-ci intègre les besoins environnementaux et sociaux au même niveau que le succès économique du projet.
Daniel Smith, vice-président, section du Québec, Conseil du bâtiment durable du Canada. Il est associé chez Smith Vigeant architectes, une firme qui pratique l'architecture écologique et le développement durable.
03 Avril 2007
46) Réinstaurer le Protocole national sur l’emballage
Cela permettrait d’interdire l’utilisation de matières non recyclables (les stryromousses, par exemple) dans la fabrication et la distribution des biens de consommation de sorte que tous les matériaux utilisés soient réintroduits dans le cycle de production.
Robert Ménard, directeur, Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets.
03 Avril 2007
47) Interdire l’enfouissement de matières organiques
Il faut s’inspirer de la Nouvelle-Écosse qui a adopté une mesure législative semblable en 1996. La décomposition de matières organiques entraîne la formation de biogaz qui contiennent notamment du méthane, un gaz à effet de serre qui a un potentiel de réchauffement 21 fois plus élevé que le CO2.
Robert Ménard, directeur, Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets.
03 Avril 2007
48) Construire des maisons à consommation énergétique faible
En combinant les avantages de l’énergie solaire passive, d’une architecture et des techniques de construction appropriées et éprouvées, d’appareils écoénergétiques et des possibilités d’autoproduction d’énergie renouvelable (géothermie, photovoltaïque, etc.), les besoins en énergie d’appoint pour le chauffage et les autres usages domestiques peuvent être substantiellement réduits.
Thierry Vandal, PDG, Hydro-Québec Images
03 Avril 2007
49) Utilisation maximale de nos connaissances
Des chirurgiens de l'hôpital Sainte-Justine ont réalisé, avec succès, une intervention majeure dans le coeur d'un bébé âgé de quelques heures. Et on nous dit qu'il est difficile de rendre nos usines moins polluantes? Je n'y crois pas.
Bernard Voyer, explorateur et conférencier international. Auteur du livre Anis, Du flocon de neige à l'iceberg, M. Voyer a accompli de nombreuse expéditions: traversée du pôle Nord et du pôle Sud, ascension de l'Everest, etc.
03 Avril 2007
50) Mobilisation mondiale pour l’éducation
On ne peut protéger notre environnement sans savoir écrire les mots Terre, Eau, Air et Humains. Les pays pauvres doivent être supportés rapidement dans un effort sans pareil vers l’éducation.
Bernard Voyer, explorateur et conférencier. Auteur du livre Anis, Du flocon de neige à l'iceberg, M. Voyer a accompli de nombreuse expéditions: traversée du pôle Nord et du pôle Sud, ascension de l'Everest, etc. Images
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Est-ce que tous et chacun peut s'occuper de l'eau ? D'un petit bout de terrain ? De la gestion des CO2 de sa voiture ? Je crois que non.
Tant et aussi longtemps que nous serons tous capable de gaspiller les ressources naturelles, je crois que la nature sera en danger, ainsi que notre survie.
Devrait-on demander aux assureurs de gérer les ressources naturelles...avec une assurance "Sauvez la planète" par exemple ?
Le petit citoyen du monde ,lui , n'a pas le droit d'acheter de la pollution .
Mais il peut agir !
Une des paroles de Bush ,apres sept .2001 est : consommez !!!
Plusieurs economies ont 60 % de leur activité interne en consommation ! LE PETIT MONDE A DU POUVOIR
Alors en consommant local , en reduisant de 50 % notre consommation de viande (objectif FAO ) (la viande rouge pollue 15x + que le végétal , 3 x plus que le poulet ,6-7 x + que le peu de poisson qu'il reste .
Et nous n,avons meme pas parlé de l,eau
Du coté des mechants exagérateurs et dépensier des quelques trop tard décennie pétrolière et plastique ,on pretend que le recaptage du C02 via le charbon est plus facile ... Beaucoup d'imagination !!
encore mieux : aéroponie (mieux que l,hydroponie )
God bless america qui est en retard de 40 ans sur bien du monde dans les prix planifiés du petrole et sous consommation de legumineuse (guerre des proteines )... ( on produit bcp de soya ces années ,ce n'est pas pour rien ) et le chanvre !
La solution : la germination
manger des graines ,c,est bien ,mais la faire germer ces 3 x mieux . ca repousse en 3 jours apres le repas ! (meme si moins vitaminé ) sans substrat de sol CHEZ VOUS (= 0 km d'écotrace !!! ) ,au solaire
Pourquoi les prix du solaire ont diminué de moitié quand l,allemagne a investi massivement ds le solaire ,via technologie californienne
Pourquoi la californie se déniaise enfin a refaire diminuer de moitié leur produits du solaire ,en investissant chez eux
N'oublions pas les traces historique de la pollution USA (écoempreinte ) ...et leur dette tant qu,a y etre
solution :
**** la GERMINATION ET-OU AÉROPONIQUE !!! ****
Bonne appétit /santé et Planete !
lesepais@live.ca
Transformer les centrales nucléaires en centrales thermiques en utilisant le méthane qu'on arrêterait de brûler au-dessus des puits de pétrole. Composter le pétrole. Arrêter d'utiliser les pesticides, même dans les hôpitaux. Vaincre le sida au lieu de se faire de l'argent avec, etc.
Mario Bergeron de mario_bergeron_chevalier@hotmail.com
www.raphzone.com
Moi j'ai un auto qui au pétrole....cé tu de ma foutu faute à MOI si elle roule au pétrole HEIN !!!!
Moi j'ai un ordinateur qui est bourrer de plomb et de produits toxiques et dans ma ville il y a aucun services pour les récupérer. Alors est-ce ma faute !!!!!! EST-CE la faute des citoyens que l'on achète des produits de consommations polluant et bourrer de produits toxiques. et qui nous ruinent la santé....Alors est-ce vraiment notre fautes ou la fautes des compagnies d'après-vous. Car au bout du compte j'ai pas le choix de me nourrir et de me déplacer. Alors arrêter de gosser sur le citoyens et attaquez-vous aux entreprises à la place. N'est-ce pas plus logique car ce sont eux qui produisent de la m....."
Parce que "acheter c'est voter". Parce que plusieurs des produits que tu consommes ont un coût inférieur à leur coût réel, car cela ne compte que le coût de production, et non le coût environnemental. La taxation du pétrole ne rapporte même pas de quoi payer l'entretien des routes que tu y utilises et les conséquences du smog urbain en soins de santé (et dans le décès prématuré de 16 000 personnes par année au Canada). Ces coûts-là, ils ne figurent pas sur ton litre de pétrole, mais tu les paies, et en ta...
Pour la collecte sélective, l'initiative citoyenne est là pour ça. Les collectes existent dans presque toutes les villes, mais pas toujours à la même fréquence. C'est mieux d'attendre ou de le placer dans un dépotoir que de laisser le plomb et le mercure se ramasser dans le jus de poubelle d'un dépotoir.
Le problème, il est en partie causé par l'entreprise, mais aussi par le consommateur, qui regarde ses sous et non l'impact environnemental réel. Non, ce n'est pas ta faute si le prix du litre est moins cher. Mais c'est parce que le prix du litre est moins cher que tu sors plus souvent en char.
Moi j'ai un auto qui au pétrole....cé tu de ma foutu faute à MOI si elle roule au pétrole HEIN !!!!
Moi j'ai un ordinateur qui est bourrer de plomb et de produits toxiques et dans ma ville il y a aucun services pour les récupérer. Alors est-ce ma faute !!!!!! EST-CE la faute des citoyens que l'on achète des produits de consommations polluant et bourrer de produits toxiques. et qui nous ruinent la santé....Alors est-ce vraiment notre fautes ou la fautes des compagnies d'après-vous. Car au bout du compte j'ai pas le choix de me nourrir et de me déplacer. Alors arrêter de gosser sur le citoyens et attaquez-vous aux entreprises à la place. N'est-ce pas plus logique car ce sont eux qui produisent de la m.....